Biographie

Isaac Harari

harari-aquarelles.fr

 

ou l'aquarelle subvertie...

 

 

Biographie

 

Né au Caire (Egypte) en 1936.

Arrive à Paris à 20 ans, après la guerre de Suez. Exilé.

École des Métiers d’Art.

Marié en 1966.

Agrégation de Lettres Modernes en 1972.

 

Durant plus de 20 ans, privilégie l’encre de chine et le lavis (nus et surtout portraits).

Découvre l’AQUARELLE en 1980, et ne la quitte plus.

 

 

Sa peinture peut se lire à la jonction de deux parcours :

 

----l’un, TECHNIQUE : l’exploration sans a priori de toutes les ressources de l’aquarelle.

 

----l’autre, EXISTENTIEL : l’affleurement ou la découverte d’une vérité personnelle.

 

Pour l’exilé, ancien élève du Lycée Français du Caire, Français de cœur, de langue et de culture, c’est la patine des vieilles pierres de France et de la Vieille Europe (tuiles, puis façades de vieilles maisons, de vieilles fermes du Midi) qui le fascinent et l’enchantent. Et Vermeer, et Stael et Klee, et Balthus, et Music.

Et Amsterdam, et Florence, et Vienne, et surtout VENISE.

 

C’est en explorant l’aquarelle que le peintre se révèle à lui-même. C’est par la FORME que se révèle le FOND, que se révèle un inconscient où se mêlent Orient et Occident.

 

Il faut insister sur cette FORME, sur la technique de l’aquarelle, ou plutôt sur cette exploration sans a priori d’un médium dont j’ignorais - volontairement -la technique.

C’est parti d’un refus, celui de ces aquarelles évanescentes que l’on trouve dans des manuels d’apprentissage, aquarelles obtenues par touches légères superposées délicatement (avec un pinceau en martre) : on atteint alors cette « transparence » qui est le « propre » de l’aquarelle, dit-on.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette « légèreté » n’était pas en accord avec ce que, d’instinct, j’ai progressivement recherché : une DENSITE, une TENSION VIBRATOIRE, qui s’accordaient avec mon moi intime et avec cette PATINE PALIMPSESTE QUE LE TEMPS IMPRIME SUR LES VIEILLES FACADES DES VILLES ET VILLAGES DE LA VIEILLE EUROPE.

 

La formule AQUARELLE SUBVERTIE m’est venue, suite à des propos maintes fois entendus chez des galeristes de la rue de Seine ou d’ailleurs : ce travail sur papier, c’est quoi ? ou bien : est-ce du pastel sec ? Des habitués des musées me disaient : vous faites avec l’aquarelle des effets d’huile, ça ne ressemble à aucune aquarelle que j’ai pu voir.

 

C’est pourquoi j’ai parlé plus haut de la jonction de deux parcours :

L’un, technique, l’autre existentiel.

Aucune virtuosité, aucun effet de manche, plutôt une exploration hésitante, artisanale, voire balbutiante—mais un souci constant de me renouveler et une exigence d’authenticité.

 

Copyright © Harari 2013 Mentions legales All Rights Reserved